REPAS VEGETARIENS DANS LES CANTINES DES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES

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La position de la liste
« LE TEMPS DES BORDELAIS »

Le vote de la loi pour une alimentation saine, durable et accessible à tous prévoit que la France propose dans toutes ses écoles, au plus tard en novembre 2019, un repas végétarien par semaine. Plusieurs associations estiment que ce sont deux repas végétariens par semaine qu’il faut servir d’ici 2020, car il est important de réduire de 50 % la consommation et la production de viande et de produits laitiers d’ici à 2050.
L’association Végétarienne de France présidée par Madame Sarah Champagne nous a adressé un questionnaire concernant une offre de repas végétariens dans les établissements scolaires.
Nous reproduisons ci-dessous notre courrier in extenso à cette association.

Madame,
Vous trouverez en pièce jointe, la réponse à votre questionnaire concernant une offre de repas végétariens pour les cantines scolaires.
Je dois y apporter quelques compléments d’informations. Notre liste « LE TEMPS DES BORDELAIS » s’est fixée comme priorité de pouvoir fournir des produits de qualité, en circuit courts et si possible en agriculture Bio ou en agriculture raisonnée. Vous pouvez prendre connaissance de nos propositions dans le chapitre – Qualité de vie /Environnement – de notre programme.
http://letempsdesbordelais.fr/#
Je reproduis ci-dessous une proposition de notre liste, qui répond en partie à vos préoccupations

(…) POUR UNE ALIMENTATION SAINE
Nous commanderons une étude de faisabilité sur un grand projet tendant vers l’autonomie alimentaire de la ville (dans un premier temps pour les fruits et les légumes). Nous réaliserons le jumelage de Bordeaux avec une ou plusieurs communes rurales du département. En coordination avec les organisations syndicales qui développent la filière biologique, nous proposerons la création d’une ferme municipale en un ou plusieurs lieux (par la création, le rachat ou une prise de participation dans une ou plusieurs exploitations existantes). Nous envisagerions, dans le même esprit, la création d’une pépinière municipale. Ces projets s’inscrivent dans une logique de résistance à la mondialisation et aux effets dévastateurs de la politique imposée par Bruxelles.

Elle aura pour effets collatéraux aux objectifs recherchés :
• De lutter contre la désertification de la ruralité par la création d’une zone
d’activité pérenne.
• D’assurer des débouchés et donc des revenus décents aux agriculteurs.
• De repeupler le ou les villages dans lesquels nous créerons une activité.
• De remettre en place une économie locale, et d’y maintenir les services publics.
• De développer l’aspect « ferme école » pour les activités périscolaires des écoliers Bordelais.
• De devenir un outil de réinsertion sociale.
• De fournir les surplus de production aux épiceries solidaires et aux associations venant en aide aux plus démunis.

Ce projet aura pour objet principal de permettre de servir dans les cantines scolaires ainsi que pour les repas en portage aux séniors, des fruits et légumes frais, bio, en circuit court. (…)

Nous retenons très naturellement votre proposition bi-hebdomadaire d’au moins un menu végétarien dans les établissements scolaires. Cela vaut aussi pour les repas en portage destinés aux personnes âgées ainsi que pour les étudiants en université ou pour les repas servis dans les maisons de retraite.
Pour nous, la priorité n’est pas de choisir entre tel ou tel type d’alimentation mais de faire le choix d’une alimentation saine et à ce stade de l’évolution de l’agriculture en France, je ne pense pas que nous avons les capacités pour répondre à la demande en aliments frais issus de l’agriculture biologique.
Enfin nous avons bien conscience qu’il est nécessaire de diminuer l’alimentation carnée pour des raisons environnementales mais aussi de santé.
Le végétalisme est à la fois une pratique alimentaire et une orientation de consommation. Il relève d’un choix personnel et ne peut avoir pour objet de s’imposer à autrui. Cette pratique n’est pas sans danger pour la santé des enfants, dès lors que les parents qui font ce choix ne sont pas parfaitement informés, formés et suivis par un professionnel de la santé. Le rôle de l’état et des collectivités locales dans ce domaine est d’assurer une alimentation saine et équilibrée qui fasse, aujourd’hui, consensus auprès des nutritionnistes et de l’académie de médecine.

Bien cordialement
Gilles Garçon

A propos de l’auteur

gilles.garcon@upr-gironde.fr

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