Environnement & Ecologie

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L’ECOLOGIE POLITIQUE EN QUESTION
Aux dernières élections européennes, à Bordeaux comme partout en France, nous avons observé une très forte poussée du vote « écologique ».  Nous savons que ce sont les jeunes, qui en majorité, ont exprimé par ce moyen, leurs angoisses et leurs espérances en l’avenir.

Mais est-ce le bon choix ?

L’écologie politique pro-européenne ne parle jamais de l’Union européenne et pour cause. Il existe une incompatibilité criante entre le désir de sauver la planète et notre appartenance à une organisation, qui promeut et impose à ses membres :

  • L’ultra libéralisme
  • La mondialisation et le libre échange
  • La course au productivisme
  • L’aide à la prise de décision par les lobbies industriels mondiaux

Prenons un seul exemple. Les articles 32 et 63 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE)
imposent à la France la libre circulation des capitaux, des marchandises et des services dans le cadre d’une
politique ultra-libérale. Ils permettent à des intérêts privés d’acheter nos forêts, d’en extraire le bois, qui sera envoyé en Asie et transformé par exemple en parquet. Le produit ainsi transformé sera alors réexpédié et vendu en France. Un porte conteneur parcourra, aller-retour, 45000 kilomètres en 45 jours et pourra consommer jusqu’à 330 tonnes de fuel par jour pour les plus gros navires. La pollution émise par un seul de ces navires peut représenter l’équivalent de la pollution émise par plusieurs millions de véhicules pendant une année.

À l’Upr, nous avons une cohérence dans notre vision en matière d’écologie et faisons preuve d’honnêteté dans nos analyses. (Vous pouvez visionner la conférence de Jérôme YANEZ à l’adresse suivante https://www.upr.fr/liste/ecologie/). Pour appliquer une politique efficace en matière d’environnement, il faut s’attaquer aux racines du mal avant de proposer d’interdire à Bordeaux, les feux de cheminée, et la circulation des diesels en centre ville ou la mise en place d’un péage urbain.

En 2018, la France a réduit ses émissions de gaz à effet de serre. Et pour la première fois depuis 5 ans, les émissions diminuent dans le secteur des transports. L’objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 semble réalisable.
Nous affirmons que déclarer Bordeaux en « état d’urgence climatique« , relève d’un catastrophisme à visée purement électoraliste.
Il n’en demeure pas moins qu’il faudra poursuivre et intensifier la politique municipale en faveur de l’environnement.
Notre méthode sera toujours de convaincre plutôt que de contraindre.

Le transport est le secteur le plus émissif en gaz à effet de serre avec une part avoisinant 30%. Le trafic poids lourds sur les grands axes et sur la rocade, représente une part significative des émissions. Il revient à la Métropole, au Département, à la Région et à l’Etat d‘assumer leurs responsabilités et d’entreprendre les investissements nécessaires. L’augmentation du transport combiné qui vise à utiliser le train ou la voie d’eau pour transporter des marchandises en conteneur, (acheminées ensuite par camions pour les derniers kilomètres) est une réponse pertinente pour les longues distances (Europe du nord vers l’Espagne et le Portugal). Ce transport intermodal offre une solution logistique sobre en énergie. Un train transporte l’équivalent de la charge de 44 camions et produit 15 fois moins de CO².

Au niveau de la ville nous pouvons agir en mettant en place des alternatives viables avant d’user des interdictions en tout genre. C’est ainsi que nous transformerons 20 km du réseau routier, en voies dédiées aux vélos et aux piétons (cf nos propositions sur les transports et les nouveaux modes de déplacements). Nous supprimerons progressivement le stationnement de surface dans la zone piétonne étendue et ne conserverons que le stationnement handicapés, livraisons et dépose minute.

Nous réaliserons un plan ambitieux de végétalisation et procèderons à la plantation de 15000 arbres au cours de notre mandat. Nous réaliserons une cartographie thermique de la ville pour déterminer les zones les plus sensibles à la chaleur et procèderons aux aménagements nécessaires. Nous supprimerons progressivement une place de stationnement sur cinq dans la zone intra-boulevard, pour y planter un arbre ou réaliser un îlot de verdure. Nous proposerons d’intégrer au « projet urbain des boulevards » une coulée verte avec 2 voies cyclables ainsi qu’un bus à haut niveau de service (BHNS).

Nous mettrons en place les moyens prédictifs d’alerte des seuils de pollution et nous limiterons la circulation des véhicules automobiles selon des règles qui restent à définir. Parallèlement, nous imposerons la gratuité dans les transports les jours de restriction de la circulation pour pollution, ainsi que la gratuité du stationnement de surface (hors hyper centre).

POUR UNE ALIMENTATION SAINE
Nous commanderons une étude de faisabilité sur un grand projet tendant vers l’autonomie alimentaire de la ville (dans un premier temps pour les fruits et les légumes). Nous réaliserons le jumelage de Bordeaux avec une ou plusieurs communes rurales du département. En coordination avec les organisations syndicales qui développent la filière biologique, nous proposerons la création d’une ferme municipale en un ou plusieurs lieux (par la création, le rachat ou une prise de participation dans une ou plusieurs exploitations existantes). Nous envisagerions, dans le même esprit, la création d’une pépinière municipale. Ces projets s’inscrivent dans une logique de résistance à la mondialisation et aux effets dévastateurs de la politique imposée par Bruxelles.

Elle aura pour effets collatéraux aux objectifs recherchés :

  • De lutter contre la désertification de la ruralité par la création d’une zone
    d’activité pérenne.
  • D’assurer des débouchés et donc des revenus décents aux agriculteurs.
  • De repeupler le ou les villages dans lesquels nous créerons une activité.
  • De remettre en place une économie locale, et d’y maintenir les services publics.
  • De développer l’aspect « ferme école«  pour les activités périscolaires des écoliers Bordelais.
  • De devenir un outil de réinsertion sociale.
  • De fournir les surplus de production aux épiceries solidaires et aux associations venant en aide aux plus démunis.

Ce projet aura pour objet principal de permettre de servir dans les cantines scolaires ainsi que pour les repas en portage aux séniors, des fruits et légumes frais, bio, en circuit court. Elus, nous rédigerons un cahier des charges pour l’approvisionnement des viandes afin de s’assurer que les conditions d’abattage respectent les directives.

NOS PROPOSITIONS

  1. La transformation, en 6 ans, de 20 km de routes (sur les 500 km qui composent le réseau routier de Bordeaux), en voies dédiées aux vélos et aux piétons. Notre projet prévoit prioritairement la création de 3 axes radiaux et un axe circulaire.
  2. L’extension progressive de la zone piétonne (ou zone à circulation règlementée) dans l’hyper centre de Bordeaux. Suppression progressive du stationnement de surface au profit d’îlots de végétation.
  3. La plantation de 15000 arbres et la végétalisation de la ville, prioritairement les zones identifiées comme les plus chaudes de la ville.
  4. Suppression progressive, intra-boulevard (hors zone piétonne), d’une place de stationnement de surface sur cinq pour planter un arbre ou créer un îlot de verdure.
  5. Gratuité des transports et du stationnement de surface les jours de forte pollution et de restriction de la circulation.
  6. Mise en place d’une politique de restriction de l’usage automobile les jours de pollution.
  7. Création d’une coulée verte dans le « projet urbain des boulevards » qui intègre 2 voies cyclables spécifiques ainsi que l’emprise pour un Bus à haut niveau de service (BHNS).
  8. Pour les nouveaux projets immobiliers, mise en place d’un ratio espaces verts (parcs, jardins d’enfants, jardins partagés) proportionné aux surfaces d’habitation créées.
  9. Imposer sur le territoire de la commune le « zéro plastique » à commencer par la restauration rapide.
  10. Politique de préemption des murs commerciaux dans certains quartiers pour limiter le phénomène de mono-activité, favoriser la diversité commerciale et en particulier l’alimentaire afin de réduire les déplacements en zone d’achalandage hors ville.
  11. La création d’une grande ferme et d’une pépinière municipales pour offrir des produits frais en circuit court et en agriculture biologique à destination des cantines scolaires et des repas en portage pour les séniors.

 

 

 

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